Près de la moitié des Européens ont changé de comportement d’épargne l’an dernier. Ils ont fait moins d’économies ou ont puisé dans leurs réserves.

Les placements rapportent trop peu pour donner envie d’investir… C’est ce que pensent désormais de nombreux Européens, selon une étude réalisée par ING Direct auprès de 14 000 personnes. Près de 40% d’entre eux se disent «frustrés» ou «inquiets» de la faible rémunération de leur bas de laine. Ils sont même 37% à être «en colère», les plus mécontents étant les Belges (53%) et les Hollandais (46%).

Et cela ne leur donne pas très envie de faire plus d’efforts. Un bon nombre (20%) a décidé de moins épargner, pour dépenser plus, et 21% sont allés jusqu’à puiser dans leurs réserves. Seuls 3% ont compensé le faible rendement de leurs placements en économisant davantage. «Les données sur les épargnants français sont sensiblement équivalentes» précise la banque.

La peur du risque

Les épargnants à travers toute l’Europe restent néanmoins très hostiles aux investissements risqués, qui pourraient pourtant offrir une échappatoire à la baisse des taux d’intérêt, et laisser espérer de meilleures rémunérations, à condition d’investir à plus long terme et sans sécurité en capital.

Plus de la moitié des sondés affirment que, même s’ils pouvaient le faire, ils n’investiraient pas dans les actions, les obligations ou les sicav. Mais ils sont tout aussi dubitatifs pour les placements immobiliers (locatif), ou les métaux précieux. «Plus d’un Européen sur cinq estiment qu’ils sont aussi risqués, et que le gain financier à en attendre est faible» souligne l’étude, rappelant qu’environ un quart des personnes interrogées ont déjà possédé de tels actifs.

Les livrets plébiscités

Les Européens restent donc massivement fidèles aux livrets d’épargne, même si ces placements subissent de plein fouet les conséquences des taux historiquement faibles sur les marchés. C’est un placement auquel près de 70% d’entre eux font confiance. Le pourcentage est plus élevé encore en France, où ils accompagnent 74% des foyers. Le placement immobilier, adopté par 17% d’entre eux, ne vient qu’en deuxième position.

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